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croix oblique, ligne verticale stéfanie morel 20 janvier-25 février 2006

Le 1er février 2006, par appartement/galerie Interface,

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« Miss m/ magenta/ Stéphanie Morel se plonge résolument dans la culture de son temps, avec une prédilection pour les cultures urbaines (musique, danse…) dont elle saisit à bras le corps les diverses pratiques, manifestations et icônes. » [1]

Pour l’occasion, celle-ci a choisi d’investir l’appartement dans sa singularité, mais à une condition : « Refaire la décoration ». Vous voici donc chez Stéfanie Morel, artiste lyonnaise née en 1972. Dans ce nouvel espace, il n’est plus question de contemplation mais de sensations, de perceptions. Exprimant un vif intérêt et un réel engagement pour la culture urbaine, l’artiste utilise les codes et moyens d’expression urbains tout en cherchant à les métisser aux codes artistiques. Toutefois, il s’agit plus d’une juxtaposition perpétuelle que d’une assimilation. C’est ainsi que Paris Hilton se trouve représenté pieusement comme une réplique iconique contemporaine.

L’artiste revendique un rapport au monde extrêmement violent. Elle s’inspire le plus souvent d’images pornographiques qu’elle redessine, esthétise. Dummy, dessin post-érotique fixé au sol dont les vides et les pleins représentent une fille qui se masturbe, en est l’exemple. Ses images interrogent la place omniprésente de la sexualité dans notre société et son association systématique à l’identité.

L’immersion dans cet univers propre à l’artiste, serait incomplète si elle n’était pas accompagnée d’une bande son. En effet, l’élément sonore est omniprésent dans la vie de Stéfanie Morel. il fait partie intégrante de l’œuvre .C’est pourquoi, certaines œuvres trouvent leur titre dans la musique : par exemple Dummy de Portishead. Si cette dernière cultive son goût pour la musique et fait partie d’un groupe électro-punk, c’est qu’elle recherche toujours la diversité, la transdisciplinarité, l’échange avec l’autre. « C’est dans cet esprit qu’elle invite volontiers d’autres créateurs - musiciens, DJs, tagueurs, danseurs - transposant ainsi dans le lieu d’exposition une culture du collectif qui a souvent bien du mal à s’imposer aux pratiques plastiques traditionnellement plus individualistes. » [2] Et comme elle le dit « un domaine nourrit l’autre ».

nadège marreau

Notes :

[1] extrait du texte d’Anne Griffon

[2] extrait du texte d’Anne Griffon

 

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Flash Video | 2.2 Mo | document publié le 11 avril 2008
 

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