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[IN]VISIBLE sortie du journal horsd’oeuvre n°24 novembre 2009

Le 10 octobre 2009, par appartement/galerie Interface,

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Récits d’aventures, comptes rendus, actions, work-in-progress… Sans être pour autant qualifiées de « performances » certaines pratiques se définissent par l’acte (en) lui-même plutôt que par leur mise en forme. Œuvres réalisées hors champ traditionnel ou conventionnel de l’art (atelier, exposition, médium classiques), elles posent d’emblée la question de leur propre visibilité et de leur « durée de vie » (que deviennent-elles après l’acte ?). En face de quoi se retrouve-t-on si l’œuvre ne peut se montrer (faute d’objet), si sa réalité échappe à tout code ou mode d’exposition connu, ou si cet acte ne laisse aucune trace tangible ? Dans ces formes d’art qui tendent à délaisser l’objet au profit de situations, d’intentions, de stratégies ou d’expérience, il y a un désir d’immatériel évident. Stephen Wright s’est interrogé sur l’absence [qui] a toujours eu à travers la modernité – à cause de la déprise de toute tradition qui la définit – une dimension métaphysique, que l’on voit, par exemple, dans une bonne partie de la peinture abstraite. Alors, que sont ces gestes dématérialisés interrogés s’ils ne s’inscrivent pas dans le concret ou le réel ? Depuis les origines (Yves Klein) jusqu’aux pratiques plus récentes de Yolanda Gutiérrez, Cécile Desbaudard pointe le « degré d’inscription dans la réalité » des pratiques artistiques. Des expériences vécues dont l’aboutissement n’est pas forcément l’exposition (Lydie Jean-dit-Pannel, Vincent Carlier, Jean-Christophe Norman) au pur évènement ne laissant aucune trace (Tino Seghal), sont explorées les notions de présence cachée et d’absence. Dans ce processus de dématérialisation la figure de l’auteur est mise à mal jusqu’à sa propre disparition (Edouard Boyer)… et reconstruite artificiellement par des doubles virtuels qui rejouent des performances d’autres artistes (Eva et Franco Mattes). Se trouve-t-on alors devant l’œuvre ou sa représentation ? Et si « œuvre » ne rime pas avec visibilité, peut-on se passer de la vision de l’œuvre ? Ou plutôt, l’œuvre, peut-elle se passer de la vision du spectateur ?

Bertrand Charles

Sommaire

This is so contemporary ! Les « situations construites » de Tino Seghal

Adeline Blanchard

La Fiction comme expérience : les sythétic perfomances d’Eva & Franco Mattes

Virginie Bobin

La matière du dépassement - Jean-Christophe Norman

Bertrand Charles

Dématérialisation et/ou invisibilité de l’œuvre

Cécile Desbaudard

L’utilité du futile et du dérisoire - les actions de Jérémy Laffon

Caroline Engel

Lydie Jean-Dit-Pannel Le papillon Monarque, animal totémique

Martine Le Gac

la traversée de l’Atlantique - entretien avec Vincent Carlier

Nadège Marreau

S’effacer, c’est être léger, c’est accueillir - Edouard Boyer

Marie-France Vô

lire le journal horsd’oeuvre n°24

 

Commentaires de l'article

 
fred
Le 13 décembre 2016

je trouve l’article intéressant je vais le partager merci.

Voici un bon plan code promo but

 

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